LE CORSAIR





Crédits

Type d’épave : avion de chasse
Nationalité : française
Année de construction : inconnue
Envergure : 12,50 mètres
Largeur : 10,16 mètres
Date du naufrage : peut-être 1956
Cause du naufrage : panne
Localisation : au centre de la baie au nord du Cap Comino
Profondeur : 4,5 à 6 mètres

 


Coulé au large de la côte orientale sarde à grande profondeur, il y serait encore s'il n'avait été pris dans un filet de chalut, puis remorqué en face de la grande plage de Salina Manna. L'avion était pratiquement intact, mis à part l'absence de la queue, mais, très vite, les habituels vandales, commencèrent leur travail systématique de récupération de souvenirs.

Le Corsair fut le meilleur chasseur embarqué de la Seconde Guerre mondiale et peut-être le meilleur chasseur américain, seulement sur classé par le Mustang. Les Japonais l'appelaient "la mort sifflante". Au cours des 64'000 missions qu'ils effectuèrent dans le Pacifique, les Corsair américains abattirent 2'140 appareils ennemis, contre seulement 189 dans leurs rangs.

 

Lorsqu'on arrive sur l'avant de l'épave, elle semble voler à notre rencontre, quand on a la chance de la visiter après qu'un coup de mer en a complètement découvert les ailes.

Un gros morceau de filet est encore emmêlé au niveau du siège. Sur les ailes, les quatre canons de 20 mm sont bien visibles : sur l'aile gauche, une plaque métallique indique diverses données techniques. La queue est cassée et le plan de dérive et les empennages manquent. De la partie arrière dépassent des fils et des éléments de la cellule. Le fuselage porte encore des traces de la cocarde bleu-blanc-rouge de l'aviation française.

 

 



Repères bibliographiques et photographiques : Epaves de la Méditerranée (Ed. Gründ) par Egidio Trainito