LE SAINT-LUCIEN




Crédits

Type d’épave : cargo
Nationalité : allemande

Année de
construction

: 1920
Date du naufrage : 23 avril 1943
Cause du naufrage : torpillage
Localisation : cap Béar
Profondeur : 30 à 40 mètres







A la suite de l’invasion du Danemark par l’Allemagne, Français et Anglais se partagent les navires danois mouillés dans leurs ports. En avril 1940, l’Aalborg est saisi à Leith par l’Amirauté anglaise et effectue deux voyages en Bretagne comme navire charbonnier avant d’être cédé à la France le 10 mai.

A l’armistice, il est immobilisé à Casablanca. En 1941, rebaptisé Saint-Lucien, il sera réarmé avec un équipage français, pour le trafic entre la zone libre et l’Afrique du Nord. Le 28 novembre 1942 à Marseille, il est remis au Reich qui lui rend son premier nom. Le 23 avril 1943, alors qu’il rapporte de Marseille 1230 tonnes d’oranges, l’Aalborg est coulé derrière Béar par le sous-marin anglais Unruly, à la deuxième torpille.

 


La salle des machines est bien conservée. Sur deux étages séparés par un demi-plancher ajouté, canalisations et vannes surplombent la machine à triple expansion. On ressort de la salle par une des deux portes, ou par une petite trappe située au plafond. En remontant vers l’arrière, orienté vers Port-Vendres, on passe à côté d’une cale et de deux gros treuils avant d’arriver vers la dunette arrière.

A l’intérieur, un enchevêtrement de câbles de toutes sortes et un vieil extincteur sont prisonniers de la vase. En descendant le long de la coque dont les panneaux se détachent progressivement, on distingue, emprisonnés derrière un gros filet, le safran et l’hélice.

 

 



Repères bibliographiques : Portraits d'épaves de J.-P. Joncheray
Photographies : Patrice Strazzerra