MICHEL C





Crédits

Type d’épave : vapeur de cabotage
Nationalité : irlandaise
Année de construction : 1866
Jauge : 285 tonneaux
Date du naufrage : 27 novembre 1900
Cause du naufrage : collision
Localisation : à quelques centaines de mètres au sud, sud-ouest du phare de l'île du Grand-Ribaud
Profondeur : 32 à 39 mètres

 


Dans la nuit du 26 au 27 novembre 1900, le Michel C, allant vers Cannes, emprunte la passe des îles d’Hyères par temps brumeux. Il y a douze hommes à bord, de la bière et de la farine. Un autre caboteur de la même compagnie, l’Amphion effectue le même voyage, mais en sens inverse.

Vers deux à trois heures du matin, peut-être aveuglé par le phare, peut-être perdu dans la brume, l’Amphion aborde le Michel C par bâbord, noyant un mécanicien. Le Michel C coule en moins d’une minute et demie. Les onze rescapés ont le temps de passer sur l’Amphion, qui rejoint Toulon avec une voie d’eau.


 

Le Michel C s’est casé sur le sommet d’une remontée rocheuse, penché sur bâbord, paroi tribord affaissée sur les cales, contre un rebord rocheux. L’avant, au plus profond, a conservé son treuil et sa grue de Capon sur un gaillard encore entier, mais où le pont a disparu. La partie centrale a beaucoup souffert, les machines ont bien résisté.

La poupe a glissé vers bâbord en bloc. Moins déplacés, un arbre d’hélice, sa chaise et l’hélice où il ne reste plus qu’une pale, semblent suspendus en pleine eau. Le Michel C est l’une des rares épaves, sinon la seule, où vivent encore des mérous. Le sol est rocheux, très accidenté, avec des plages de sable et des posidonies. Quelques tombants magnifiques entourent le site qui mérite, pour cela, plusieurs plongées.

 

 



Repères bibliographiques : Portraits d'épaves de J.-P. Joncheray
Photographies : Urs Brunner, Patrice Strazzerra, Patrick A., Archives Bernadac