LES PENICHES D'ANTHEOR





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Type d’épave : péniches fluviales
Nationalité : française
Année de construction : inconnue
Jauge : 352 tonneaux pour Jean-Suzon et 338 pour Saint-Antoine
Date du naufrage : 31 janvier 1944
Cause du naufrage : torpillage par un sous-marin
Localisation : face à la balise de la Chrétienne à environ 0,9 mille du rivage
Profondeur : 26 à 36 mètres

 


Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des péniches furent utilisées pour le transport des munitions destinées aux forces d’occupation allemandes en France. Ces bateaux naviguaient d’ordinaire sur les fleuves, la Seine et la Loire en particulier, et n’étaient donc pas adaptés à la navigation en mer ouverte. Toutefois, compte tenu des événements, ils faisaient le trajet entre Marseille et Gênes, sans s’éloigner de la côte.

La flottille, constituée des péniches le Jean-Suzon et le Saint-Antoine, fut repérée par un sous-marin. A 11h30, les deux péniches furent atteintes par trois torpilles et coulèrent en quelques minutes. Le submersible, on le sait depuis peu, était le Untiring, de nationalité britannique.

 

Ce qui, au premier coup d’œil, semble être la poupe, la proue et la partie centrale d’une grosse embarcation, est en réalité la poupe et l’avant des deux péniches complètement détruites et pratiquement mélangées l’une à l’autre au moment de l’impact des torpilles. Les structures principales des deux bateaux sont éparpillées sur 100 m2.

La plongée commence sur la poupe, à 27 mètres de profondeur. La petite hélice est pratiquement intacte, mais le safran est replié et en partie détruit contre le flanc tribord. On peut cependant observer l’ancien système de manœuvre, caractérisé par un long arbre et une grosse roue. La poupe est lourde et massive, typique de ces embarcations, anciennes ou récentes.

 

 



Repères bibliographiques et photographiques : Epaves de la Méditerranée (Ed. Gründ) par Kurt Amsler,
Portraits d'épaves de J.-P. Joncheray et U. Brunner