LE RUBIS





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Type d’épave : sous-marin mouilleur de mines
Nationalité : française
Année de construction : 1931
Jauge : 762 tonneaux
Date du naufrage : 31 janvier 1958
Cause du naufrage : transformation en but pour exercices militaires
Localisation : aux abords de cap Camarat à environ 1,4 mille du rivage
Profondeur : 34 à 41 mètres

 


Ce submersible était conçu pour mouiller des mines sans faire surface et pouvait également lancer des torpilles. Il était baséà Toulon, mais, en 1936, le Rubis fut envoyé à Cherbourg. A la fin de la guerre, le Rubis, acclamé pour ses excellents résultats, fut ramené à Toulon et l’équipage reçut les plus hautes décorations françaises et anglaises.

Après une longue période de précieux services rendus, échappant au triste destin d’une démolition peu glorieuse, le Rubis fut coulé le 31 janvier 1958 au large du cap Camarat, entre Cavalaire et Saint Tropez. L’épave s’est révélée en outre particulièrement intéressante, au point d’attirer de très nombreux plongeurs.


 

L’épave, aujourd’hui encore, est en bon état de conservation, même si de nombreuses parties de ses structures, comme le kiosque, la plate-forme du canon et les tapes des puits de mines ont été irrémédiablement abîmées par la corrosion du temps et de la mer.

Les tôles du Rubis ne sont pas richement recouvertes de végétation sous-marine, au contraire du Togo, situé à peu de distance; sur les flancs se sont fixées des gorgones et des éponges, tandis que dans les tubes lance-torpilles, dans les cassures et les recoins vivent d’énormes congres, des murènes et des chapons. Les plongeurs seront fascinés par le kiosque, les puits de mines, les barres de plongée et le tranche-câble placé tout à l’avant.

 

 



Repères bibliographiques et photographiques : Epaves de la Méditerranée (Ed. Gründ) par Kurt Amsler,
Portraits d'épaves de J.-P. Joncheray et U. Brunner