LE WILDCAT





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Type d’épave : chasseur
Nationalité : britannique
Envergure : 11,58 mètres
Largeur : 8,76 mètres
Année de construction : inconnue
Date du naufrage : inconnue
Cause du naufrage : chute en mer ou abandon suite à une avarie
Localisation : face à la Fourmigue-du-Lavandou
Profondeur : 51 à 53 mètres

 


On possède peu d’information sur l’histoire de cette épave : l’avion portait les cocardes anglaises et l’on peut y voir encore l’inscription «Royal Navy». Spécialiste en épaves, Jean-Pierre Joncheray a conclu que ce Wildcat est l’un des 220 appareils cédés à la France par la Grande-Bretagne, à la fin de la guerre.

Il est probable que celui-ci était embarqué par le porte-avions Hermès et qu’il a été jeté à la mer après avoir subi de tels dommages qu’il ne pouvait plus être réparé. Toutefois, le train d’atterrissage rentré va à l’encontre de cette hypothèse et laisse penser que l’avion s’est abîmé en mer suite à une panne. On manque cependant d’éléments permettant d’appuyer l’une ou l’autre thèse.


 

Le Wildcat est particulièrement spectaculaire, dans la mesure où il est pratiquement intact. Seul l’avant est très endommagé, tandis que le cockpit est resté ouvert.

Toujours en étant attentif à ne pas soulever le sable, on peut éclairer la zone située sous les ailes : on pourra y observer des congres et des chapons, deux espèces de poissons qui aiment élire domicile dans les épaves. Sur la queue, on peut admirer quelques spirographes de grande taille dont la couleur contraste agréablement avec le bleu uniforme de la pleine eau. Encastré sous les empennages horizontaux, voici le moteur, arraché de son berceau à la suite de quelque brutale traction subie par l’épave; l’hélice est encore en place, mais ses pales sont tordues.

 

 



Repères bibliographiques et photographiques : Epaves de la Méditerranée (Ed. Grün) par Kurt Amsler